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L’évidence BIO
Nous avons finalement peu réfléchi au choix du tout bio tant ce choix semble logique. Il est tout d’abord à savoir qu’il est beaucoup plus simple de demarrer une brasserie en bio, plutôt que d transformer une brasserie non bio en brasserie bio. D’autre part, les labels les plus accessibles imposent de séparer les moyens de production, de stockage ainsi que les matières bio et non bio. Il est donc d’autant plus compliqué pour une brasserie qui se lance, de proposer du bio ET du non bio. Il apparaît donc logique de faire un choix, nous avons fait celui de l’avenir.
Créer une brasserie « tout bio » suit aussi une logique commerciale. En moins de 2 ans, Clamart a vu naître 3 commerces bio, et les villes environnantes suivent à peu près la même tendance. Ces commerces sont des franchises (Biocoop, Comptoirs de la Bio, Carrefour Bio) qui offrent de ce fait une possibilité de distribution dans toute l’Ile-de-France, ce qui, nous pensons, est en accord avec nos valeurs de brasserie « locale ».
Les matières premières sont bien évidemment plus coûteuses, mais nous estimons que la qualité que nous recherchons justifie ces coûts. Par ailleurs, ils seront pour le client de « proximité », effacés par l’absence d’intermédiaire et de transport, pour ce qui est de la taproom ou des commerces clamartois par exemple.
Nous nous engageons par ce choix dans un schéma d’artisanat dans lequel tout le monde est gagnant, du producteur au consommateur, en passant par le céréalier bio et le houblonnier bio.

Mettre le rêve sur papier
Pour l’instant, seuls quelques amis et notre famille sont au courant de notre projet. Nous n’avons pas encore de nom, d’identité graphique, mais plein d’idées en tête. Objectif des prochains jours : mettre notre vision sur papier. Nous en avons beaucoup discuté ensemble en déambulant dans Clamart (le secret de la créativité !) et il est temps de rassembler nos idées à l’écrit.
On commence par le plus important : les chiffres. Apréhender le marché, comparer notre ville à des villes de taille équivalente dont la brasserie est rentable, mettre en parallèle la quantité de commerces, de restaurants. Petit à petit, le projet apparaît réaliste. Deux points nous semblent primordiaux :
1. L’emplacement : nous voulons faire de la vente directe et acceuillir du public. Nous estimons ces postes à environs 30% du C.A. Pour cela, et comme pour tout commerce, l’emplacement déterminera le succès des ventes sur le lieu.
2. Le dimensionnement : d’après nos recherches, une brasserie artisanale devient rentable à partir d’une production de 300 hectolitres (6000 litres) par an et par salaire. Pour 3 salaires, nous devrons produire au minimum 900hl par an.

En montrant simplement votre intérêt pour le projet, vous apportez une aide précieuse !
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